Par ailleurs, l’article L 121-84 du code de la consommation impose des règles strictes en cas de changement des conditions du contrat en cours de contrat par l’opérateur ou le FAI. Tout projet de modification du contrat doit être communiqué au client au moins un mois avant son entrée en vigueur et le consommateur peut résilier le contrat sans pénalités jusque 4 mois après l’entrée en vigueur du contrat modifié. Le Code des postes et communications électroniques (CPCE), quant à lui, comporte également des clauses particulières relatives à ce contrat. Il impose d’abord à tous les opérateurs de communiquer au « gendarme » du secteur, l’ARCEP, tous les contrats passés avec les clients pour que l’ARCEP vérifie leur conformité aux dispositions du code de la consommation que nous avons vues ci-avant. Par ailleurs, l’article L 34-2 du CPCE comporte une disposition étonnante et peu connue. Cet article dispose que « La prescription est acquise, au profit de l'usager, pour les sommes dues en paiement des prestations de communications électroniques d'un opérateur (…) lorsque celui-ci ne les a pas réclamées dans un délai d'un an courant à compter de la date de leur exigibilité ». Autrement dit, la créance issue d’un service de communications électroniques a une durée de vie très courte d’une année. Si un opérateur de téléphonie fixe, mobile ou fournisseur d’accès Internet, n’a pas « réclamé » sa créance dans ce délai, la créance s’éteint.